Par : Yaremis Flores | 18 mai 2012 jurisconsultocuba
Au moins 25 retraités ont été licenciés par le chef de l’Unité de Base de Production Coopérative (UBPC), situé dans la ville de Merceditas, à Matanzas, il y a 2 semaines. "La raison des licenciements, a été la mort de l’un des anciens, après avoir été pris au piège dans un incendie, dans la coopérative de canne à sucre», a déclaré Silvia, fille de l’un des chômeurs.
Selon la source, le travailleur décédé essayait de lutter contre la source du feu (la méthode utilisée pour prévenir la propagation des flammes). Mais une vague de feu se répandit jusqu’à l’encercler. «Les pompiers ne sont jamais venus. Quand ils ont réussit à éteindre le feu, l’homme était déjà carbonisé » affirme la source.
Enrique, 60 ans, est l’un de ceux touchés par les licenciements. Il avait un salaire mensuel de 700 pesos monnaie nationale (25 USD). "Nous représentons 70% de la force de travail de la coopérative », a-t-il dit et il a assuré que la réponse des directeurs, face à l’incendie mortel qui a eu lieu, a été de licencier les retraités. "D’autres UBPC, comme celle de Hoyo Colorado dans la ville de Marti (Matanzas), a également lancé un plan de licenciements abusifs".
Le licencié a fait valoir que "les chefs craignent qu’un autre décès ne survienne ou que nous provoquions des pertes par négligence." Mais il a reconnu qu’il n’a jamais eu de blâme pour indiscipline, durant son contrat.
Enrique a une allocation de 300 pesos (monnaie nationale) de soutien mensuel, environ 10 $, d’une pension qu’il reçoit de l’État. Les personnes du troisième âge de l’île, doivent subsister avec un «petit de travail supplémentaire», car le carnet de chèques (pension) ne couvre pas leurs besoins.
Les retraités de Cuba, en général, sont engagés par l’administration, en CDD. Toutefois, le droit du travail n’autorise pas les dirigeants à mettre fin au contrat de travail sans justification légale.
Traduit par : Aïda






