Par : Yaremis Flores | 14 mai 2012 jurisconsultocuba
Le destin d’Alberto Lairot Castro a changé le 28 octobre 2007, d’à peine 28 ans. Deux hommes en uniformes, Héctor Luis Pérez Osorio y Frank Ochoa Angulo, lui ont asséné une technique interdite dans les programmes de défense personnelle, du Ministère de l’Intérieur. Ils lui ont provoqués des séquelles irréversibles.
Le jeune d’Holguín célébrait ce jour là dans le Stade de Base-ball “Calixto García”, à Holguín.
Il avait ingéré quelques boissons alcoolisées, mais ne détenait pas d’armes blanches n’a agressé personne. Il y eut un incident avec quelques policiers et il fut conduit à l’Unité de la municipalité pour un délit présumé de Résistance.
Dans le commissariat, les policiers ont emmené Lairot Castro dans la zone des cachots. Alberto refusa d’entrer dans la cellule. Sa corpulence força d’autres gardes à intervenir. Le sous-lieutenant Frank l’attrapa par derrière et l’immobilisa avec la clé connue comme le “Double Nelson”. Héctor, le capitaine, le prit par les pieds. Les deux déposèrent le détenu dans le cachot.
“J’ai senti que mon cou souffrait. Après quelques minutes j’ai commencé à crier parce que je ne sentais plus mes jambes” confessa Alberto, qui a dû être opérer d’urgence chirurgicalement. Les termes médicaux, n’aident pas à comprendre la gravité du sujet. Ce serait peut-être plus compréhensible si je disais qu’Alberto a une lésion de la moelle épinière et il ne peut pas bouger ses jambes. Il a les muscles atrophiés. Le repos prescris a été propice à l’apparition d’escarres.
Le Ministère Militaire a considéré suffisant la sanction conditionnelle de 2 ans de prison avec sursis -pour punir les policiers, pour le délit de Lésions Graves. Dans le public, les docteurs Jaime Oliveros et Frank Fernández ont conclut que la lésion a été provoquée par le “Double Nelson” appliqué et plus tard le déplacement vers le cachot.
Cependant, ces déclarations n’ont pas été prises en compte. Les juges du Tribunal Militaire d’Holguín ont signalé dans leur sentence que “les policiers ont appliqué la technique de manière opportune et professionnelle”. Il ont ajouté que Lairot Castro s’est blessé lui-même en résistant et en refusant d’entrer dans la cellule.
Les avocats de la défense ont invoqué l’innocence des officiers. Ils ont défendu dans leur plaidoyer que “celui qui cause une blessure pendant l’accomplissement de son devoir n’est pas responsable pénalement”. Ceci est le moment où n’importe quel juriste peut avoir honte de sa profession.
Les flatteries sur les accusés n’ont pas manqués. En se référant à Pérez Osorio les ont consigné qu’il “a rempli ses fonctions de 2ème chef de la Police d’Holguín, il fut un militaire discipliné et il n’est pas violent”. À propos d’Ochoa Angulo, “il jouit d’un prestige et d’une autorité, remarquable pendant l’affrontement avec le délinquant”. L’opinion des accusés sur Lairot Castro fut différent. “Il était agressif, il se vantait dans son quartier de sa force physique et il s’habillait avec des vêtements moulants pour exhiber sa musculature”.
Le tribunal a innocenté les hommes en uniformes. Presque cinq ans plus tard, Alberto Lairot n’est toujours pas soigné. Ses facultés se détériorent de jour en jour, devant le regard douloureux de sa mère, qui l’a accompagné à l’hôpital. L’époque du jeune athlétique n’est plus qu’un souvenir. Toutefois, le fait reste impuni.
Traduit par Aïda

